Photographies et écritures de soi depuis 1980, chez Annie Ernaux et Hervé Guibert

19e - 21e

Littératures françaises 20-21e siècles

Type de thèse
Date de soutenance 
16 Mai 2019
Position 
Jury 

M. CHE ( BFSU )

M. DONG ( Pékin )

M. YU ( ASSC )

M. ALEXANDRE (Sorbonne Université)

Sous la direction de 

Didier Alexandre

Doctorants
LU
Résumé 

L’écriture de soi se voit envahie d’une présence de plus en plus affirmée du photographique depuis les années 1980. L’influence de la photographie en tant qu’image, acte et médium s’étend au-delà de la redéfinition du champ perceptif humain pour remettre en cause les confins de la représentation littéraire du sujet. Avec la présente étude, nous proposons d’examiner les différents processus d’appropriation du photographique – entendu dans son sens large qui comprend l’ensemble des représentations à caractère photographique, qu’elles soient réelles ou imaginaires – dans l’écriture autobiographique, exemplifiés par les oeuvres d’Annie Ernaux (écrivain-amateur de photo) et d’Hervé Guibert (écrivain-photographe). Ces processus sont révélateurs des rapports complexes – de la complémentarité sans faille au conflit virulent – qu’entretient l’écriture de soi avec la photographie. Intégrée respectivement comme paratexte et pendant visuels de l’oeuvre littéraire, la photographie est un objet extrêmement malléable, qui « articule de manière complexe ancrage dans le réel et ouverture à l’imaginaire ». Considérée comme agent de mutation littéraire, elle permet de déconstruire les modèles canonisés d’expression autobiographique pour étendre la représentation humaine au-delà de la zone de prédication.

 

Directeur de thèse 
ALEXANDRE