L'Imaginaire de la peste dans la littérature française de la Renaissance

16e - 18e

La création littéraire au XVIe siècle

Mention Très honorable avec les Félicitations

Type de thèse
Date de soutenance 
8 Janvier 2014
Jury 

Président du jury : M. Olivier MILLET (Université Paris-Sorbonne)

Membres

M. Tom CONLEY (Harvard University)
M. Veronique FERRER (Université Bordeaux 3)
MME Marie-Madeleine FRAGONARD (Université Paris 3)
M. Julien GOEURY (Université de Nantes)

Sous la direction de 

Frank Lestringant

Doctorants
HOBART
Résumé 

L’objet de cette thèse est d’étudier comment les auteurs français de la Renaissance perpétuent et font évoluer un corpus de représentations de la peste en mêlant imitation, expérience vécue et invention
dans leurs écrits. Ce corpus repose sur des récits et des descriptions de la peste issus d’oeuvres majeures de l’Antiquité (l’Iliade, la Bible, l’Histoire du Péloponnèse, les Géorgiques) et du Moyen Âge (le Décaméron,
la Chirurgia magna
), le plus souvent traduites en français, et parues pendant la première moitié du XVIe siècle.La première partie de ce travail s’intéresse à ces traductions, qui se lisent comme des oeuvres à part
entière (allégories des guerres et des troubles religieux à la Renaissance), mais sont également des sources d’inspiration pour les auteurs de nouveaux écrits sur la peste.La seconde partie se penche sur ces créations.
Les auteurs, qui se mettent parfois en scène comme des survivants de la maladie, reprennent les images du corpus déjà établi, en les adaptant à leurs propres fins. Nous mettons en évidence la répétition des images
d’oeuvre en oeuvre (l’influence du corpus existant sur Clément Marot, Michel de Nostredame, Pierre Boaistuau, Ambroise Paré, Michel de Montaigne et Agrippa d’Aubigné ; l’influence des prédécesseurs sur
leurs successeurs), tout en analysant leur fonction dans chaque nouveau contexte.Il ne s’agit pas ici de traiter de la peste historique (de nombreuses maladies appartenant à de nombreuses époques, rassemblées
sous un nom générique), mais bien de l’imaginaire lié à un fléau unique, merveilleux, considéré comme la « main de Dieu ». La peste devient un genre littéraire codifié, fort reconnaissable, à la fin de la Renaissance

Directeur de thèse 
LESTRINGANT