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    Revue Critique : "Une année avec Roland Barthes" - n°822

    2015

    « Rien à faire pour laisser tomber notre époque, la seule que nous ayons à vivre », écrit Barthes en 1945, alors qu’il lutte contre la tuberculose. Cet acte de foi en l'existence fixe aussi une orientation intellectuelle. Au moment d’ouvrir son premier grand chantier, sur Michelet, Barthes se pose une seule question : « Peut-on travailler du Michelet et rester sur notre terre de 1945 ? C’est capital. » Si c’est non, il « laissera tomber impitoyablement le vieux satyre »...
    Pourquoi Barthes nous demeure-t-il aussi proche ? Il y a, bien sûr, son intelligence aiguë du monde, à laquelle il sut donner la grâce d’une Forme. Mais aussi cette passion du présent qui continue d’animer son oeuvre. Cette année 2015, centenaire de sa naissance, en est l’illustration, par l’ampleur inattendue, internationale, de ce qui aurait pu n’être qu’une commémoration parmi d’autres ; et par la « vie vivante » (comme dit Barthes dans Leçon) dont vibrent les ouvrages parus à cette occasion et dont nous rendons compte dans ce numéro. Roland Barthes a donné à Critique quelques-uns de ses articles les plus importants, sur le Nouveau Roman notamment. Il est entré au comité de la revue dès 1963. Peu après sa mort, un numéro spécial, dirigé par Antoine Compagnon, lui a été consacré (n° 423-424, aoûtseptembre 1982).
    Nous revenons à lui tel que de nouveaux lecteurs et lectrices l’ont changé, mais aussi tel qu’il ne nous a jamais quittés.