umr 8599

du cnrs et

de l¯universitê

paris-sorbonne

 

Le voyage est-il une expérience morale ?

11.03.2011

16e - 18e

Les Moralistes français de Montaigne à Chamfort

Annonce 

 

Aujourd'hui, on s'interroge sur la signification idéologique, voire morale, des grands voyages du passé. La réflexion critique sur l'histoire de la colonisation, de l'esclavage et sur l'impérialismeoccidental a conduit à lire leurs relations comme des récits biaisés. De fait, si les voyageurs au long cours de l'Age classique qui nous intéressent ici ont omis de satisfaire ç nos exigences morales, ils ont découvert quelque chose, sans lui donner un nom : ce que nous appelons l'altérité et le relativisme moral des civilisations. Les grands voyageurs-relateurs ne voyageaient pas pour leur plaisir, c'était de rudes professionnels - marchands, hommes de sciences, missionnaires, etc. - qui avaient pour première ambition d'assurer le succès de leur entreprise : vendre, acheter, ou convertir, cartographier et inventorier. Il n'y avait pas de morale en cela. Elle était par surcroît, quand l'occasion se présentait d'une halte, d'une réflexion sur le phénomène humain exotique. Si les relateurs n'en revenaient pas personnellement changés, ils en rapportaient des graines qui ne manqueraient pas de germer.

Organisé(e) par 

François MOUREAU (Université Paris-Sorbonne, CRLV)

Avec le soutien de 

Centre de Recherche sur la Littérature des Voyages (CRLV)

Responsable proposition