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    Paul Claudel – Japon : regards croisés

    13.04.2018

    16e - 18e 19e - 21e

    OBVIL (Observatoire de la vie littéraire)

    Annonce 

    Université Keio, Département de littérature française,
    Société des Arts et Lettres

    Claudel a profondément aimé le Japon, « le Fuji se découpant sur un crépuscule d’hiver », l’art japonais, la poésie japonaise, le Nô, les cérémonies du thé, un être au monde et une pensée dans lesquels il voulait voir « un répertoire ordonné d’allusions ». Mais il a pu aussi faire un « paradoxe » de cette « civilisation » qui a tant inspiré son œuvre. Y aurait-il une culture japonaise qu’il faudrait opposer à une civilisation japonaise ? Les écrits de Claudel en donnent bien des signes. Cette culture, Claudel la qualifie d’«essentielle», et, à la manière de Taine, l’ordonne autour des qualités natives du peuple japonais, de sa terre, de sa psychologie : il l’abstrait pour en faire une culture des signes,  esthète, spirituelle, religieuse. La civilisation, quant à elle, est fragile, soumise aux catastrophes naturelles, aux jeux complexes de l’économie, aux influences du modernisme qui uniformise le globe terrestre, à l’histoire des États. Il y aurait ainsi dans l’œuvre claudélienne deux Japons. Le premier concentre en lui toutes les vertus de la poétique claudélienne des années vingt, le second subit les désordres du temps.

    Programme

    Organisé(e) par 

    Didier Alexandre, Ayako Nishino

    Avec le soutien de 

    Cellf, Obvil, CNRS, Keio University, Sorbonne Université