umr 8599

du cnrs et

de l'université

paris-sorbonne

 

agario

 

Îles et Insulaires (XVIe-XVIIIe siècles)

17.03.2016 > 18.03.2016

16e - 18e

La création littéraire au XVIe siècle

Les îles ont été souvent décrites et cartographiées. Au XVe siècle, grâce à Christophe Buondelmonti, les îles de l’archipel grec deviennent le modèle que l’on retrouve plus tard chez Rabelais, et deux siècles après encore chez Swift. À partir de cet ouvrage, maintes fois recopié, varié, glosé, se développe un genre, l’Isolario, ou Insulaire, c’est-à-dire la collection d’îles, ou l’atlas d’îles, dont les exemples se multiplient jusqu’au XVIIIe siècle, tantôt manuscrits et tantôt imprimés, en Italie d’abord, puis dans tous les pays d’Europe, de l’Espagne à la Hollande. L’un des Insulaires les plus connus est celui du cosmographe André Thevet, élaboré vers 1586 et demeuré inachevé, riche de quelque trois cents cartes d’îles et étendu à toutes les mers du globe. Parallèlement, l’attention continue de se porter sur Lucien de Samosate dont l’Histoire vraie n’en finit pas d’être relue, pour alimenter les voyages de Pantagruel puis ceux de Gulliver. À partir de l’examen de ce genre, nous voudrions esquisser une réflexion sur la diversité et la relativité non seulement des formes du savoir géographique, mais plus généralement des formes littéraires, histoire, encyclopédie, dictionnaires, récits de voyages, fictions viatiques ou poésie.

Organisé(e) par 

Frank LESTRINGANT (Centre Saulnier et CELLF 16-18) et Alexandre TARRÊTE (Centre Saulnier et CELLF 16-18)

Avec le soutien de 

du CELLF 16-18 (Centre d’étude de la langue et des littératures françaises du 16e au 18e siècles, UMR 8599 du CNRS et de l’Université Paris-Sorbonne), de l’Association V.L. Saulnier, de l’École doctorale 3 de Paris-Sorbonneet de la Commission Recherche de l’Université Paris-Sorbonne