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    Cynismes et littérature en France de la fin du XVIIIe siècle à nos jours

    12.03.2015 > 14.03.2015

    19e - 21e

    Littérature et héritages philosophiques

    Annonce 

    Jeudi 12 mars 2015, 10h-17h, Maison de la recherche, 28 rue Serpente, auditorium ; vendredi 13 mars 2015, 10h-17h30, en Sorbonne, salle J636 (escalier G, 3e étage) ; samedi 14 mars 2015, 10h-12h, en Sorbonne, salle des Actes

    Par cynisme, au sens « mondain » du terme, on peut entendre, en première approximation : « l’égoïsme du vice » (Flaubert), « l’égoïsme qui se vante » (Émile Tardieu). Autant dire qu’il a partie liée avec l’individualisme moderne. Le cynisme accuse notre modernité : il en souligne les traits constitutifs, il la met en accusation (voir Jean-François Louette, Chiens de plume. Du cynisme dans la littérature française du XXe siècle, La Baconnière, 2011). Telle est l’hypothèse d’ensemble qui prétend guider l’enquête – dont ce colloque se voudrait une expression.

    Enquête triple. D’une part, les textes littéraires peuvent-ils nous aider à comprendre quand et comment s’est accompli le passage du Cynisme antique – cette philosophie dont Nietzsche faisait le plus grand cas – au cynisme moderne ? Est-ce sur le mode du prolongement sournois : de l’autarcie à l’égoïsme, il y aurait continuité ? Ou bien sur le mode de l’opposition : la vertu contre le vice, l’ascèse exemplaire contre la « friponnerie glorieuse » (Jankélévitch), glorieuse ou d’ailleurs parfois dissimulée ? 

    Parions, d’autre part, que les textes littéraires peuvent nous aider à mieux comprendre quand et comment le cynisme est devenu un phénomène de civilisation. Est-ce lors de l’affaissement du christianisme (c’est la réponse qu’avance Dostoïevski dans son œuvre romanesque) ? En raison de l’échec du programme rationnel des Lumières (c’est l’hypothèse de Sloterdijk dans sa Critique de la raison cynique, c’est peut-être déjà ce qui s’entrevoit dans Le Neveu de Rameau) ? À cause de l’emprise de l’argent dans les sociétés capitalistes, l’argent qui nivelle toutes les valeurs (c’est l’analyse de Simmel, et aussi le mot d’Oscar Wilde : « le cynisme connaît le prix de toute chose – et la valeur d’aucune ») ?

    Enfin, comment le cynisme joue-t-il dans la littérature même ? Certes elle a ses stratèges, ses profiteurs, et ses plagiaires. Mais de plus, si elle renonce au romantisme, n’est-elle pas amenée à soupçonner que nul ne devient artiste qu’à exploiter froidement sa propre sensibilité ? Ne sait-elle pas non seulement multiplier les traits d’esprit cyniques, mais aussi construire des intrigues cyniques, fondées sur la manipulation entre personnages, et tramer des narrations cyniques ? Narrations qui prennent au piège leurs lecteurs, et leur ménagent la décevance – une déception qui se compose de jouissance ?

    Organisé(e) par 

    Pierre Glaudes et Jean-François Louette