


LE CELLF 17e-18e A QUARANTE ANS
Fondé en 1967 avant la division de l'Université de Paris, notre Centre de recherche est devenu partie intégrante de l'Université de Paris Sorbonne Paris IV lors de sa création ; associé dès 1971 au CNRS, il est devenu en 1997 une Unité Mixte de Recherche.
Ses moyens lui sont donc fournis à égalité par l'Université et par le CNRS ; il est le lieu de travail de quatorze chercheurs du CNRS et le lieu principal de recherche d'une trentaine d'universitaires, qui pour la plupart enseignent à Paris IV ; mais non tous, car depuis l'origine, notre laboratoire a accueilli des équipes animées par des spécialistes de domaines pointus qui ne pouvaient trouver dans leur propre université, pour des programmes très particuliers, les collaborations et les moyens spécifiques que notre Centre peut fournir.
UN ROLE CENTRAL INCONTESTE
Un annuaire présente les acteurs de première ligne de nos activités (ou «membres permanents») ainsi qu'un grand nombre de nos «membres associés». La plupart des équipes réunissent en effet de dix à trente collaborateurs, universitaires français et étrangers ou chercheurs en formation, qui se rencontrent périodiquement pour faire progresser le programme dont ils sont partie prenante.
Notre laboratoire justifie ainsi pleinement son nom de « centre de recherche », et joue un rôle national et international central pour les travaux sur notre langue et notre littérature nationales des XVIIe et XVIIIe siècles.
DIVERSITE ET UNITE DES PROGRAMMES DE RECHERCHE
Une vingtaine d'équipes de recherches, dont certaines conduisent plusieurs projets simultanés, une grande diversité de travaux individuels : liberté et spécialisation, indispensables pour une recherche novatrice et fructueuse, ne conduisent pourtant pas notre laboratoire à la dispersion et à la simple juxtaposition de résultats fragmentaires.
L'unité d'ensemble vient de la présence de maîtres qui ont constitué autour d'eux de véritables écoles ; elle vient aussi des échanges intellectuels intenses dont les salles de travail et les bureaux, et même le palier du Centre sont le cadre.
Elle se caractérise par une prédominance des méthodes historiques, mais aussi par un intérêt particulier pour l'ensemble cohérent et significatif que forment les deux siècles français qui ont précédé la Restauration : « un siècle de deux cents ans », à bien des égards, comme le dit le titre du colloque que notre Centre a organisé en 2001 à la Fondation Singer-Polignac.
L'héritage post-tridentin se retrouve, à travers les collèges, les académies, les salons, dans une esthétique, une problématique morale, une culture, des formes de la pensée et des façons de la dire, dans un rapport même à la langue, qui assurent la rencontre des écrivains et de leur public, l'audience européenne des œuvres, une profonde continuité intellectuelle, rhétorique et littéraire.
ACCUEIL DES CHERCHEURS ET DES DOCTORANTS
Les travaux de modernisation et de réorganisation des locaux, qui ont marqué ces dernières années , vont dans le sens de favoriser ce dialogue. Une salle de réunion a été créée, et baptisée du nom du fondateur du Centre, Jean Fabre ; une salle de travail nommée Raymond Picard, du nom du co-fondateur, offre un ensemble de postes informatiques disponibles pour les chercheurs, en même temps que les conditions confortables de consultation du fonds documentaire. Ce fonds lui-même a été inventorié et reclassé pour être disponible pour tous, et largement enrichi.
UN LABORATOIRE AU SEIN D'UN RESEAU INTERNATIONAL
Le Centre entretient des rapports suivis avec plusieurs centres de recherche qui, dans divers pays, poursuivent des objectifs proches des siens : notamment avec la Fondation Voltaire de l'Université d'Oxford, avec le Centre de recherche sur les XVIIe et XVIIIe siècles de l'Université de Californie à Los Angeles, celui de l'Université de Chicago et celui de l'Université Laval à Québec, avec la Bibliothèque Saltykov-Chedrine de Saint-Petersbourg.
Mais des chercheurs d'autre origine séjournent aussi dans nos murs, Espagne, Tunisie, République tchèque, Japon, Pologne, Académie des sciences de Moscou, au cours des derniers mois, par exemple. Toutes les demandes dans ce sens sont accueillies avec intérêt.
Mais les liens avec des centres français ne sont pas moins forts : signalons notre collaboration avec le C.H.S.P.M. de Paris I, l’E.L.I.S.E.M. de Paris XII, l'Institut Claude-Longeon de Saint-Étienne et, à l'Université Paris Sorbonne Paris IV, avec l'Institut de recherches sur l'Occident moderne, le Centre de Recherche en Littérature Comparée (CRLC), le Centre de Recherche sur la Littérature des Voyages (CRLV) et le Centre de Recherche sur l'Histoire du Théâtre (CRHT).
LA RECHERCHE EN MOUVEMENT
Notre Centre est en perpétuel mouvement : sans cesse rajeuni par l'accueil de nouveaux chercheurs et surtout de nouveaux doctorants, par la mise en route de nouveaux colloques et de nouvelles journées d'étude, par le lancement de nouveaux projets qui remplacent des projets réalisés, il assure en même temps la poursuite de vastes programmes, notamment d'édition de textes ou d'inventaires indispensables, qui exigent patience et ténacité.
Entre ses murs couverts de livres, la rencontre harmonieuse et féconde de plusieurs générations assure la transmission d'un savoir complexe et son renouvellement progressif.